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La Vesdre appelle à l'aide...

To: <info@rivierevivante.org>
Subject: Destruction d'une rivière - appel à l'aide
Date: 8 Août2007 16:42:41 +0200

Association Vesdre-Avenir

Bonjour,

Notre association citoyenne se mobilise depuis plus d'un an pour sauver la rivière qui traverse la ville de Verviers en Belgique. Une multinationale, en connivence avec les autorités communales et quelques petits promoteurs locaux, tente d'imposer la construction d'un immense complexe commercial sur la rivière, en plein coeur urbain.

Le scandale est unique en Europe à notre époque de développement durable, et risque de créer un dangereux précédent. Tous les spécialistes, toutes les associations environnementales et patrimoniales, toutes les personnalités informées de la situation, dénoncent l'hérésie.

L'un de nos concitoyens, Marcel JUNIUS, fondateur de l'Institut Québec-Europe et Officier de l'Ordre du Canada, s'est clairement engagé à nous soutenir (voir notre site/personnalit és).

Sur notre site (www.vesdre-avenir.be), vous pourrez également mesurer la gravité de la situation.

Face aux méthodes employées par les promoteurs de ce scandaleux projet, nous comptons sur la solidarité internationale.

Chaque personne, chaque association, qui apporte sa petite goutte d'eau à notre cause permettra à la Vesdre de rester vivante au cour de l'ancienne cité lainière.

« Rivière Vivante », par son action et ses résultats, a démontré toute l'importance de rendre vie aux cours d'eau en milieu urbain. Pouvez-vous nous faire part de votre avis et de votre expérience sur la question ? Pouvons-nous compter sur votre soutien ?

Association « Vesdre-Avenir »

Verviers - Belgique

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Québec, 23 août 2007

Bonjour,

Connaissez vous le cas de la revitalisation de la rivière Cheonggyecheon à Séoul? La municipalité a démoli à compter de 2003, sur une distance de 6 kilomètres, une autoroute qui recouvrait depuis les années 60 une rivière urbaine, ressuscitant littéralement cette dernière (voir liens internet ci-bas). De ce côté ci de l'Atlantique, pour célébrer le 400ème anniversaire de la Ville de Québec en 2008, nous terminons le débétonnage et la renaturalisation des rives de la rivière St-Charles,sur une distance de huit kilomètres, et cela en plein coeur des vieux quartiers de la cité. Résultats déjà tangibles: le retour des oiseaux, des humains... et des investisseurs là où, depuis des décennies, il n'y avait plus que friches industrielles délabrées et eau polluée. Asie-Amérique, même vision du futur?!

En étroit contact depuis plus de 10 ans avec les représentants de nombreuses villes d'Amérique du Nord et d'Europe, nous étions convaincus que, de nos jours, tous reconnaissaient l'incroyable potentiel de renouveau environnemental, social et économique que possèdent les rivières urbaines. Que tous convenaient que le défi consistait redonner à ces cours d'eau une place au soleil en corrigeant les erreurs urbanistiques des années 50 à 70, bien qu'à certains endroits l'ampleur et les coûts des travaux à réaliser puissent rendre la tâche coûteuse et difficile.

De savoir que l'on s'apprête actuellement à Verviers à s'engager dans le processus inverse, à créer de toute pièce ce dont le reste du monde veut se débarrasser, nous laisse tout simplement... bouche bée!

http://www.asahi.com/english/Herald-asahi/TKY200707120086.html
http://www.resurgence.org/2007/vidal241.htm
http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=243092

Michel Beaulieu
Rivière Vivante

 

Coup de pouce au sens commun (suite): Parc Orford : Une demi-victoire pour la population du Québec

C'est pas fondamentalement la cause de Rivière Vivante mais il n'y a aucun mal à démontrer sa solidarité avec le sens commun le plus élémentaire en matière environnemental... Un pas a été fait sous la pression des événements (dont la mise en minorité du gouvernement Charest) mais il reste à abroger la loi 23... A lire, le communiqué de SOS Parc Orford.

 

Rivière Vivante reçoit le Prix Argent « Restauration et réhabilitation » dans le cadre des Prix canadiens de l'environnement 2006

L'organisme Rivière Vivante a remporté le Prix d’Argent « Restauration et réhabilitation » dans le cadre des Prix canadiens de l'environnement 2006, remis à Vancouver en juin 2006. Les Prix canadiens de l’environnement sont un hommage aux réalisations communautaires célèbrant des Canadiens qui, seuls ou en groupe, apportent une contribution exceptionnelle à la protection, à la restauration et à la préservation de l ’environnement au Canada.

M. Michel Beaulieu recevant le Prix canadien de l’environnement au nom de Rivière Vivante

 

Travaux de réaménagement des berges

La Ville de Québec entreprend cette semaine les travaux des phases 3 et 4 de la remise en état des berges de la rivière Saint-Charles. Les travaux se poursuivront jusqu'à la fin novembre. Il faut démolir les berges bétonnées et aménager un sentier multifonctionnel. La plantation de végétaux sera complétée au printemps 2007. Les travaux évalués à 10 millions $ s'étendent entre les ponts Lavigueur et Marie-de-l'Incarnation et entre le parc Cartier-Brébeuf et le pont de l'autoroute Dufferin.

C'est bruyant, ça fait de la poussière, mais c'est un grand pas en avant que nous attendions tous depuis si longtemps. On retourne à la rivière...

Corvée de nettoyage des Marais du Nord

Le grand ménage du printemps des sentiers des Marais du Nord est arrivé. Il suffit dapporter des gants et de mettre vos bottes imperméables. Au plaisir de vous y voir! Samedi 6 mai 2006 de 8h30 à 12h00. Rendez-vous dans le stationnement.

Grande manifestation nationale contre la privatisation du parc Orford

Quand: samedi 22 avril 2006, 13h30
Ou: Place du Canada (Coin nord-est Peel et René-Lévesque, Montréal).
Info: 22avril@sosparcorford.org
Pour signer la pétition: http://www.sosparcorford.org

Et ça continue, même après la marche de 12,000 personnes. On en est maintenant à la campagne ADOPTEZ UN DÉPUTÉ LIBÉRAL pour lui suggérer une approche plus démocratique de la gestion des parcs. On n'a jamais voté pour ça!!

Le Conseil de bassin de la rivière St-Charles obtient une subvention de 65,000$

Le gouvernement libéral à annoncé le 19 août dernier l’octroi d’une subvention de 65 000$ au Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles, dans le cadre du Programme de soutien à la mission des organismes de bassin versant. Le bassin versant de la rivière Saint-Charles fait partie des 33 bassins versants ciblés comme prioritaires dans la Politique nationale de l’eau. "Avec cet appui financier, le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles sera en mesure d’assumer ses responsabilités concernant la gestion intégrée de l’eau de la rivière Saint-Charles et ainsi de favoriser le développement durable des ressources en eau du territoire, y compris des écosystèmes aquatiques et des milieux humides", a déclaré le ministre.

Comme le site web du Conseil ne contient aucune information de moins de 2 ans, on peut d'ores et déjà imaginer qu'une partie de la somme serait bien employée à rafraîchir cet outil de communication, sans doute très consulté par les citoyens et citoyennes intéressés...

Renaturalisation des rives

Autre projet pour le 400e et/ou pour notre rivière, allez savoir! On renaturalise en grand à partir de la fin de l'été. Les phases III et IV commenceront en effet à la mi-août et en octobre 2005 pour se terminer l'année suivante. Le tout pour 9,7 millions$ environ. Les phases V et VI sont également annoncées. Le site QuébecUrbain donne un bon compte rendu de toute l'opération. Au bout du compte, le projet aura coûté 22,85 millions $, auxquels la Ville aura contribué pour un total de 7,6 millions $. L'objectif est d'avoir tout terminé en 2007, question de laisser une année à la nouvelle végétation pour prendre racine, avant les Fêtes du 400e. Il ne reste plus qu'à espérer que rien ne viendra faire déraper avant 2008 ce que nous attendions depuis si longtemps... car une question m'achale de plus en plus.

Comment fera-t-on avancer l'idée de renaturalisation et de réappropriation citoyenne de la rivière après ces fameuses Fêtes, qui semble ni plus ni moins le climax promis à tous?

La maison Dorion-Coulombe enfin rénovée

La Ville de Québec annonçait en début juin que les travaux de restauration de la maison Dorion-Coulombe s'amorcerait bientôt. Un contrat de près de 400 000 $, a été adjugé pour ce faire.

Située sur la rive gauche de la rivière Saint-Charles, à proximité du parc Cartier-Brébeuf, la maison Dorion-Coulombe devrait être utilisée, en collaboration avec les organismes du milieu, à des fins communautaires et culturelles lorsque les travaux de réfection seront complétés. Une campagne de fouille archéologique avait été mené précédemment, dont le rapport, rédigé par Daniel Simoneau, a été déposé en février au comité exécutif.

Programme d'assainissement de la rivière Saint-Charles. Enfin...!

Le gouvernement fédéral, sans doute dans la veine des grandes angoisses électorales (mais qui s'en plaindra?), et le gouvernement provincial ont enfin accepté de se joindre à la ville de Québec pour investir dans l'assainissement de la rivière St-Charles. L'investissement global, incluant une participation de 37 M$ de la Ville de Québec atteindra donc 110 M$ et permettra la réalisation des phases 2 et 3 de ce programme et la renaturalisation des berges de la rivière Saint-Charles, de son embouchure jusqu'au pont Marie-de-l'Incarnation.

La réalisation de ces deux phases comprend également la construction de plusieurs bassins de rétention et ouvrages connexes. Le programme d'assainissement et de renaturalisation de la rivière Saint-Charles a été entrepris en 1996 par la Ville de Québec qui a investi, à ce jour plus de 50 M$. Le programme a pour objectifs la captation, dans des bassins souterrains de rétention, des trop-plein des eaux usées produites en temps de pluie et la renaturalisation de près de 4 km de berges actuellement bétonnées.

Aménagement de l'ensemble de la Pointe-aux-Lièvres

Selon une nouvelle diffusée sur le site QuébecUrbain le 17 février 2005, le comité exécutif de la Ville de Québec a adopté des orientations d'aménagement pour le secteur de la Pointe-aux-Lièvres. Ces orientations prévoient essentiellement l'aménagement d'un grand parc quatre saisons encadré par des développements résidentiels comptant environ 1 000 logements. Le parc pourrait être complété en 2008.

L'aménagement du site de la Pointe-aux-Lièvres en parc urbain constitue une priorité de l'Arrondissement de La Cité pour le quartier Saint-Roch. Le programme triennal d'immobilisations 2005-2007 prévoit l'utilisation d'un montant de 500 000$ en 2005 et de 1 632 500$ en 2006, en autant que le ministère de l'Environnement injecte les mêmes montants par l'entremise de l'extension du programme Revi-Sols.

Les terrains appartenant à la Ville, ceux situés entre le Village de l'Anse et le pont Lavigueur, accueilleraient la construction de 100 à 150 logements. Quant aux terrains situés de l'autre côté de la rue de la Pointe-aux-Lièvres, la Ville préconise à plus long terme la construction de 800 à 900 logements. La Ville étudie une variante de ce plan, soit de réserver une bande de terrains longeant l'autoroute Laurentienne, réaménagée en boulevard urbain, pour l'implantation d'entreprises compatibles avec le nouvel environnement.

La première étape pour réaliser ces orientations d'aménagement consistera à les soumettre à la consultation publique afin de valider leur pertinence et de les bonifier le cas échéant. Les dates de cette consultation publique seront annoncées prochainement.

(Source: Aménagement de l'ensemble de la Pointe-aux-Lièvres : La Ville propose un concept alliant des usages récréatifs et r ésidentiels. Québec Urbain, 17 février 2005)

Pesticides et sources d'approvisionnement en eau potable

Québec, le 1er avril 2005 - Le comité exécutif de la Ville a approuvé un projet de règlement sur la restriction d'usage de pesticides et engrais de synthèse dans un corridor de 300 mètres sur les berges de tous les affluents et plans d'eau servant de source d'approvisionnement en eau potable. Ce projet de règlement, qui a fait l'objet de consultations et a été soumis à la Commission consultative sur l'environnement vise à protéger la santé humaine et l'environnement contre une utilisation non appropriée des pesticides et engrais de synthèse. Les secteurs visés par cette future réglementation sont : le lac Saint-Augustin, les lacs Laberge, le bassin versant de la rivière Saint-Charles en amont du château d'eau (rivière Nelson, ruisseau des Eaux Fra îches, lac Saint-Charles, rivière des Hurons, les lacs Clément, Fortier et Jaune), le bassin versant de la rivière des Sept-Ponts, le bassin versant de la rivi ère Montmorency et le lac Des Roches.

(Source: Le Fournisseur Municipal, 1er avril 2005.)

Bien qu'une politique plus globale de gestion des pesticides soit ardemment souhaitée, politique qui a déjà cours dans de nombreuses autres municipalités (Hudson en Outaouais ayant donné l'exemple, ou même d'autres comme Varennes tout récemment), prenons au moins acte que nos élus ont commencés à voir la lumière...

Note supplémentaire du 18 mai 2005: Ça commence à bouger à la ville... Il y a un projet de réglement qui s'en viendrait, selon un communiqué du 17 mai dernier

Bas niveau de la rivière, juin 2004

Le niveau de la rivière Saint-Charles était bas en raison des travaux qui étaient effectués sur le Lieu historique national Cartier-Brébeuf (Parc Cartier-Brébeuf). La canalisation de la rivière Lairet s’était affaissée l’année dernière. Les travaux pour réparer cette canalisation et pour rendre le site sécuritaire se sont fait tout au long du mois de juin. Autrefois, la rivière Lairet se jetait dans la Saint-Charles à la hauteur du parc Cartier-Brébeuf. D'une longueur d'environ 2 kilomètres, la rivière prenait sa source à la limite sud de Charlesbourg. Aujourd'hui, cette rivière est complètement disparue puisqu’elle fut canalisée en 1957.

(Source: Journal de la Société de la rivière St-Charles, vol 2 no 6, 25 juin 2004. Société de la rivière Saint-Charles Tél: (418) 691-4710)

Ensemencement sur la rivière St-Charles

Pêche en ville annonce l'ensemencement de 3000 truites dans la rivière St-Charles pour samedi le 10 juillet 2004 à 11h00 au parc Chauveau. L'activitéPÊCHE EN HERBE dédiée aux jeunes adeptes de la pêche aura lieu ce samedi, le nombre dinscriptions est limité à 50 jeunes. Les jeunes pré-inscrits et ayant participé à toute lanimation recevront une canne à pêche pour débutant, gracieuseté des marchands Canadian Tire, ainsi qu'un certificat Pêche en herbe qui tiendra lieu de permis de pêche jusquà ce que le jeune adepte atteigne lâge de 18 ans. La présence des parents sera très appréciée. Lactivité théorique danimation aura lieu dans une salle du Centre communautaire Michel-Labadie (3705, avenue Chauveau), situé à proximité du lieu densemencement. Lactivité densemencement et de pêche aura lieu au Parc Chauveau. En outre, après chaque ensemencement, les organisateurs de PÊCHE EN VILLE réservent exclusivement aux jeunes de 14 ans et moins un espace sécurisé et une période minimale de 45 minutes pendant laquelle ceux-ci pourront pêcher. Dimanche le 11 juilet, 2000 autres truites seront ensemencées au Parc Chauveau à 10h00.

(Source: Pêche en ville. Contact: info@pecheenville.org)

Plus que quatre ans et 85 millions$

Quatre ans de travaux et quelque 85 millions de dollars. Voilà ce qui manque avant que Québec reçoive son cadeau de 400e anniversaire, une rivière Saint-Charles propre et renaturalisée. Bilan du sauvetage d'un cours d'eau urbain. Le chantier de dépollution et la renaturalisation de la rivière Saint-Charles a retenu l'attention des participants au Salon des technologies environnementales, la semaine dernière. Pour les spécialistes qui étaient sur place, il s'agit d'un important chantier d'éco-ingénierie. Pour le Québécois moyen, c'est la promesse de retrouver en pleine ville tout ce qu'un cours d'eau peut offrir : canot, pêche, promenade sur les berges, observation de la faune. Tout, sauf la baignade

Jacques Grantham, du service de l'environnement de la Ville de Québec, a tracé un portrait éloquent du chemin parcouru jusqu'ici et de ce qui reste à faire.La dégradation de la rivière ne date pas d'hier : "Le dernier arbre coupé sur le bord de la Saint-Charles a probablement permis à Jacques Cartier de se chauffer le premier hiver ! " a lancé M. Grantham en boutade. De fait, le passé industriel pèse lourd sur la rivière. Dans les années 60, elle servait carrément de dépotoir et d'égout à ciel ouvert.

Les berges de béton ont été érigées dans les années 70. Puis, deux usines de traitement de l'eau furent construites. Ces usines nécessitaient la construction de bassins de rétention, pour aider à contenir le trop-plein d'eau durant les averses. Mais l'argent a manqué pour les bassins. Sans ces réservoirs, la rivière est à la merci des déversements d'égouts, puisque quatre millimètres de pluie suffisent. Cela se produit de 50 à 70 fois par année.

Résultat : la Saint-Charles, dans sa partie aval, a le triste honneur d'être la rivière la plus polluée par les coliformes fécaux au Québec. Elle dépasse de 36 fois la norme pour la baignade, et de sept fois la norme pour les contacts secondaires. Aucun contact n'est possible avec l'eau, le risque est trop élevé pour la santé. Un risque théorique, croyez-vous ? Demandez à ce travailleur qui, malgré des gants et une crème antiseptique, a attrapé une solide gastro en repiquant les plantes aquatiques...

Renaturalisation de 16,2 millions $

Le groupe Rivière vivante a poussé très fort sur le projet. Chaque printemps, depuis 10 ans, et malgré la pollution, il organise une descente de la rivière en canot, à laquelle participent des centaines de personnes. Sous l'impulsion de Rivière vivante, et forte de la promesse non tenue des bassins de rétention, la Ville a donc entrepris le chantier de la Saint-Charles en 1996. Le traitement se déroule sur deux fronts : dépollution, par la construction des bassins de rétention, et renaturalisation, par la destruction des berges bétonnées et le façonnement de nouvelles rives. Des rives qu'on veut naturelles, irrégulières, entrecoupées d'étangs qui permettront aux petites espèces fauniques de s'y installer à demeure.

Côté dépollution, six bassins sont déjà construits, au coût de 32 millions $. Ils ne sont pas encore en fonction. Le reste des travaux est estimé entre 70 et 75 millions $.

Les travaux de renaturalisation, quant à eux, sont planifiés en six phases, dont deux sont déjà réalisées : les parcs Cartier-Brébeuf et de la Jeunesse. La Ville prévoit cette année la phase III du chantier, soit deux kilomètres de berges entre le pont Scott et le pont Lavigueur, sur la rive gauche. Coût de cette phase : 4,4 millions $.

L'an prochain, ce sera la rive droite du même segment (3,35 M $). En 2006 : la Pointe-aux-Lièvres, et le pont Dorchester jusqu'au fleuve (2,65 M $). En 2007 : la rive gauche du parc Cartier-Brébeuf (2,6 M $). Coût total de la renaturalisation : 16,25 millions $.

Cet échéancier dépend de la participation des gouvernements supérieurs, souligne à grands traits M. Grantham. Il faudra aussi synchroniser les travaux de renaturalisation avec ceux de d épollution.

Mais déjà, l'exercice a donné des résultats. Les herbiers aquatiques patiemment plantés ont pris racine, malgré les difficultés de la première année. Les aménagements paysagés aussi. Les habitats fauniques nouvellement façonnés commencent à trouver preneurs. Et 10 ans après la première descente, des centaines de Québécois participent toujours à la descente printanière de la Saint-Charles en canot...

(Source: Anne-Louise Champagne, "Plus que quatre ans et 85 millions $. La Ville de Québec aura sa rivière Saint-Charles propre et renaturalisée pour son 400e anniversaire" Le Soleil, La Capitale et ses régions, lundi 22 mars 2004, p. A6)

Bassin de rétention... ou pas?

En 1995, un groupe de citoyens et d'experts, conscients du potentiel de la rivière Saint-Charles et déçus du peu d'intérêt porté à ce cours d'eau, créaient l'organisme Rivière Vivante dans le but de faire bouger les choses. À cette époque, la Saint-Charles ne valait plus grand-chose aux yeux de tous : un vulgaire canal, un égout à ciel ouvert qui coulait à travers des quartiers défavorisés. L'idée de la renaturaliser, d'en faire un pôle d'attraction récréo-touristique majeur et de relancer le développement social et économique des quartiers résidentiels avoisinants était une utopie. Moins de dix ans plus tard, nous en sommes pourtant là.

Le béton a disparu sur plus de deux kilomètres de berges. Soixante espèces d'oiseaux fréquentent ce milieu urbain, ses rives et les îlots naturalisés. Plus de 500 personnes participent chaque printemps à une descente en canot, pendant que des milliers d'autres fréquentent assidûment Pointe-aux-Lièvres durant l'hiver. Depuis trois ans, des dizaines de condominiums et de maisons de ville ont été construits ou sont en voie de l'être près des rives, trouvant rapidement preneurs. En amont, l'aménagement d'un sentier linéaire entre le centre-ville et le lac Saint-Charles, 30 kilomètres plus loin, va bon train. La construction de six premiers bassins de rétention s'achève, ce qui, dès ce printemps, permettra de diminuer de 30 % l'apport de coliformes fécaux à la rivière en temps de pluie.

En tant qu'organisme indépendant dédié à la revitalisation de la Saint-Charles, nous sommes bien placés pour mesurer l'ampleur du travail accompli. Ce projet n'est pas celui d'un individu, d'un groupe ou d'une seule bannière politique. Nous avons progressivement vu la population, les autorités municipales, les partis d'opposition tant municipaux que provinciaux, les anciennes villes de banlieue, les divers acteurs sociaux économiques et les promoteurs immobiliers se rallier à cette vision et faire de la revitalisation de la Saint-Charles le projet phare du 400e anniversaire de la Ville de Québec. C'est l'adhésion de la région qui explique pourquoi le gouvernement a financé la construction d'une première série de bassins de rétention, en 2002, en réponse à un engagement vieux de 40 ans.

En 2004, l'enjeu majeur consistera à entamer les phases 2 et 3 de la construction des bassins de rétention et à poursuivre la revitalisation des berges. La Ville de Québec a déjà inscrit dans son budget triennal les sommes nécessaires à la poursuite des travaux et entend renaturaliser un autre tronçon de la rivière dès l'automne. Malheureusement, le gouvernement du Québec, qui s'était pourtant (avant le 14 avril 2003) engagé publiquement à financer la construction des neuf bassins manquants, est devenu muet.

Allez-vous poursuivre le projet à temps pour que la revitalisation de la rivière soit complétée d'ici 2008 ? La décision de votre gouvernement aura un impact important. Il reste encore un effort à faire. Nous comptons sur vous.

(Michel Beaulieu, administrateur de Rivière Vivante, "Il faut achever la construction des bassins de rétention de la rivière Saint-Charles", Le Soleil, Chronique Opinions, vendredi 13 février 2004, p. A15)

Les projets de renaturalisation des berges pour 2008 verront-ils finalement le jour?

(Mars 2004) Le passage à un mode néolibéral de gouvernement à Québec et le scandale des commandites au fédéral viendront-ils à bout des projets de revitalisation et de renaturalisation de la rivière défendus par Rivière Vivante, les citoyens de la ville et le maire L'Allier? Si l'on en juge par un article paru dans le quotidien Le Soleil le 13 février dernier*, la chose n'est pas gagnée. En effet, bien qu'une rencontre entre le maire et le premier ministre Charest ait eu lieu sur le sujet, et bien que le maire en soit sorti officiellement confiant, on ne peut que rester un peu inquiet. Ne serait-ce qu'une autre des grandes manoeuvres de relations publiques annoncés par l'équipe de Charest dans la foulée de son long chapelet de déboires et maladresses, dont l'affaire du Suroît?. Considérant l'invraisemblable attitude du ministre Hamad dans ce projet qui laisse découvrir l'ouverture d'esprit qu'il a envers les enjeux environnementaux, et considérant que c'est ce même personnage qui est le ministre responsable de la région, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela promet! (Le même jour, Rivière Vivante publiait, dans la page Opinions du Soleil, une lettre ouverte au ministre Hamad pour le sensibiliser à la problématique de notre rivière. Le verra-t-on à la descente du 22 mai prochain, à l'instar de ses prédécesseurs péquistes? Les paris sont ouverts).

Le problème se corse davantage lorsqu'on s'aperçoit que, transition Chrétien-Martin oblige, la part du fédéral tarde à se matérialiser. Or, pour reprendre les termes du maire L'Allier, "Le seul problème que je vois avec le financement du fédéral, c'est qu'avant, les fonds pour ce genre d'événements venaient du programme des commandites!" Or, sans cette part, les projets pourront difficilement se concrétiser. Et si d'aventures, scandale oblige, nous allons en élection avant l'annonce formelle de ce financement, les risques de capotage augmentent...

(*Source: "La nouvelle St-Charles à temps pour 2008", Le Soleil, Isabelle Mathieu, vendredi 13 février 2004, pA3)

Un Phénix de l'environnement à l'APEL

(Juin 2003) L'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) a reçu le 22 mai dernier le Phénix de l'environnement 2003 dans la catégorie dans la catégorie "Municipalité, organisme, institution ou entreprise industrielle ou agricole ayant réalisé des actions en vue de la protection et de la conservation de la biodiversité".

Les Phénix de l'environnement sont attribués chaque année depuis 1997 aux individus et organismes qui "se sont démarqués par leurs gestes significatifs en faveur de l’environnement". Ils sont attribués par un jury et sont soutenus et financés par des ministères et organismes gouvernementaux québécois ainsi que plusieurs entreprises privés.

Depuis maintenant 22 ans, l’APEL s’est donnée comme mission de sensibiliser la population à la conservation et à la protection des milieux naturels et d’acquérir des connaissances sur leur état, tout en réalisant des interventions concrètes de restauration et de mise en valeur des milieux aquatiques et riverains. De plus, l’APEL gère un sentier d’interprétation fréquenté par 20 000 personnes annuellement. En 2002, plusieurs actions ont été réalisées en amont du lac Saint-Charles, dans une perspective de gestion par bassin versant. (Sources: Communiqué de presse de l'APEL, 23 mai 2003 et site des Phénix de l'Environnement, 3 juin 2003)

Félicitations aux collègues citoyens et citoyennes impliqué(e)s au sein de cet organisme.

Projet d'hôtel et de parc floral le long de la Saint-Charles: suite (et fin?)

(Juin 2003) Le projet de parc floral et d'hôtel de 3G International ne verra finalement pas le jour, du moins pas dans sa forme initiale, le Comité exécutif ayant refusé de céder les terrains réclamés par le promoteur. En effet, l'espace requis pour le projet empiétait largement sur la zone inondable de la rivière. De plus, le concept mis de l'avant prenait clairement le contrepied de celui du parc linéaire de la St-Charles, un mur étant projeté tout autour du parc floral, lequel bloquait les sentiers déjà prévus... Enfin, ce projet empiétait sur des secteurs riches en faune aviaire. (Source: Le Carrefour de Québec, 1er juin 2003)

Rappelons que, le 16 mars dernier (2003), le journal Le Carrefour annonçait qu'un promoteur, 3G International, projetait construire un hôtel de 100 places à l'angle des boulevards Masson et Hamel, avec un parc floral à proximité. On mentionnait que l'entreprise y avait déjà acquis un terrain et demandait à la Ville de Québec de lui céder un terrain adjacent de quelque sept hectares. Le lendemain, 17 mars, Rivière Vivante faisait parvenir une lettre aux échevins Ann Bourget et Gérald Poirier, leur demandant de clarifier la situation, à savoir si ce projet empièterait sur le Parc Les Saules ou n'enclaverait davantage cet espace public. Toujours sans réponse au 5 mai, une demande de suivi a par la suite été adressée aux mêmes deux représentants municipaux.

Comme le mentionnait Jean Roberge, de Rivière Vivante, il est certes intéressant qu'un intérêt nouveau se manifeste pour le milieu riverain. Mais, alors que la Ville s'engage dans la mise sur pied du corridor vert tant attendu et que le gouvernement du Québec lui aussi s'engage dans l'assainissement de la rivière et de son bassin, il ne faudrait pas que des projets de tout ordre viennent gruger sur les acquis, parfois difficilement sauvegardés, comme nous le rappelle le projet de golf Chauveau abandonné il y a quelques temps à peine... (voir ci-bas)

Bassins de rétention: enfin...!

(Mars 2003) Un des principales causes de pollution de la rivière Saint-Charles, soit le déversement des surplus d'eaux usées en période de précipitation ou de fonte des neiges, devrait bientôt trouver sa solution. Dans son Programme triennal d'immobilisations 2003-2005 dévoilé en octobre 2002, la ville déclare en effet s'engager à investir 45 M$ pour la construction de bassins de rétention qui pourront accueilir les excédents que ne peuvent traiter les usines de traitement lors de précipitation importante.

Comme les infrastructures actuelles sont principalement constituées d'égoûts unitaire (à savoir: le même tuyau recueille les égoûts et les eaux de ruissellement), lors de pluie ou lors de la fonte printanière, la quantité d'eau qui est dirigée vers les usines est trop importante pour être traité et est donc "floshé" dans la rivière. Avec les résultats microbiologiques que l'on imagine... Or de tels événements surviennent environ 50 fois par année! La construction d'usines surdimensionnées s'avérant économiquement impossible (et techniquement peu efficace), le principe adopté est celui de bassins qui recueilleront les eaux en surplus, lesquelles seront ensuite redirigées vers les usines de traitement lorsque le volume sera revenu à la normale.

Parc linéaire le long de la Saint-Charles

(Février 2003) D'ici quelques mois, l'aménagement d'un sentier pédestre reliant le Vieux Port de Québec au Lac Saint-Charles prendra forme peu à peu. En 2003, le service de l'Environnement de la ville investira 1,8 M $ pour aménager le tronçon situé entre Marie-de-l'Incarnation et le parc Chauveau. "Si tout va bien, à la fin de l'automne, les gens vont pouvoir marcher entre les boulevards Hamel et Pète Lelièvre, déclarait Jacques Grantham, directeur de la division foresterie urbaine et horticulture, au quotidien Le Soleil. Le sentier, large de deux mètres, franchira la rivière à quelques reprises sur des passerelles. Au total, une fois complété, le sentier aura coûté environ 6 M $. Au total, c'est 31 km de sentiers qui sont prévus, avec 5 traversées d'une rive à l'autre. Le tout devrait être terminé pour les festivités du 400e anniversaire de Québec, en 2008. (Source: Isabelle Mathieu, Le Soleil, vendredi 31 janvier 2003, p A10)

La ville abandonne son projet de golf à Chauveau

(Mai 2002) Après quatre années de controverse, la Ville de Québec laisse finalement tomber son projet d’aménager un terrain de golf au parc Chauveau. La construction de résidences sur une portion du site figure cependant toujours dans les plans. (…) Des dizaines de citoyens et organismes environnementaux s’étaient mobilisés afin de démontrer leur opposition au projet. Environ 2000 citoyens avaient exprimés leur appui en apposant leur signature sur les pétitions lancées à l’époque (1997). Ceux-ci estimaient que la réalisation d’un golf, qui devait occuper 30% du parc Chauveau, contribuerait à la détérioration d’un espace vert cher au quartier. (…) Hélène Mathieu, une citoyenne à l’origine du comité SOS Chauveau, estime que le projet aurait pu avoir des conséquences néfastes sur l’environnement. ¨"Les pesticides et herbicides nécessaires à l’entretien de ce parcours de golf auraient pu s’écouler dans la rivière St-Charles, qui sillonne le parc¨ insiste-t-elle. (Source: Denis Leclerc, Le Carrefour de Québec, vol 8 no 29, 28 avril 2002, p1)


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