![]() |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La rivièreDescription physiqueLe territoire drainé par la rivière Saint-Charles, d'une superficie totale d'environ 520 km², est le plus densément peuplé du Québec, soit une population de 350 000 personnes surtout concentrée dans le tiers inférieur du bassin, pour une densité moyenne de près de 600 personnes / km². Le bassin chevauche plusieurs régions géologiques:
Le réseau hydrographique, d'une longueur totale cumulée de 225 km de cours d'eau, compte six rivières principales, soit cinq affluents et la Saint-Charles elle-même:
Ceci sans compter la rivière Lairet, dans Limoilou, qui disparut dans une conduite bétonnée durant les années 50s et 60s. L'émissaire Lairet compte aujourd'hui parmi la soixantaine d'émissaires d'égouts qui déversent encore régulièrement des eaux usées directement dans la rivière. Le bassin comprend aussi un grand lac, le lac Saint-Charles, d'une superficie de 3,6 km², qui est la réserve deau potable de plus de 300 000 personnes (selon les anciennes dénominations: Québec, Lac-Saint-Charles, Ancienne-Lorette, Vanier, Loretteville, Wendake, Sillery, Saint-Émile, St-Gabriel-de-Valcartier, Charlesbourg Nord.). Le lac, qui alimente la ville de Québec en eau potable depuis 1834, contient environ neuf milliards de litres d'eau. La consommation journalière dépasse les 175 millions de litres. Un barrage a été construit à l'extrémité sud du lac dans les années 1940 afin d'assurer un débit régulier. On compte aussi plusieurs autres lacs plus modestes en tête des affluents: lacs Beauport (0,8 km²), Delage (0,4 km²), Durand, etc. Occupation du territoire
Le bassin comporte au total:
Impacts humainsLa complexité de la gestion des impacts humains sur la rivière est amplifiée par le fait que, du moins jusquà tout récemment, le bassin de drainage de la rivière concernait 17 autorités municipales, une réserve indienne et 2 autorités supramunicipales, à savoir:
En fin de parcours, la Saint-Charles reçoit encore les éventuels débordements des usines de traitement des eaux usées, à savoir égouts de >135 000 personnes, et ce principalement en période de précipitation ou de fonte des neiges. Sans compter les rejets sanitaires et industriels accidentels ou non qui sont toujours bien réels, un certain nombre d'émissaires d'égouts continuant à se déverser même par temps sec.
La turbidité ainsi que les concentrations de matières en suspension, d'oxygène, de phosphore, d'azote ammoniacal et de coliformes fécaux y sont problématiques. Les teneurs en bactéries coliformes fécales qui descendent, dans les meilleures conditions, entre 2000 et 1000 c.f./100 ml peuvent atteindre 50 000 c.f./100 ml par temps de pluie. Au Québec, les critères de pratique sont de 200 c.f./100 ml pour la baignade et de 1000 c.f./100 ml pour les activités nautiques. En 1996-1997, un projet-pilote de naturalisation de rive a été mené par la ville de Québec à la hauteur du parc Cartier-Brébeuf. Ce projet avait pour but premier de recréer une interface plus naturelle et plus conviviale entre la rivière et la population des quartiers centraux. Sur un tronçon de rive d'une longueur de 290 m, les murs de béton ont été remplacés par des rives en pente revégétalisées. Le site a connu un succès populaire immédiat et la fréquentation du parc s'est accrue sensiblement depuis le réaménagement. Le projet a contribué à raviver un intérêt populaire envers la rivière. On peut maintenant plus facilement imaginer et même aspirer à un contact plus naturel avec une rivière assainie dans son quartier. Néanmoins, plus près de l'horticulture décorative que d'une véritable naturalisation, l'aménagement des rives et des talus demeure vulnérable et relativement artificiel. Suite au succès du projet-pilote, la restauration des berges reprend à l'été 2000 afin de sétendre à l'ensemble de l'estuaire canalisé de la rivière. Les prochaines étapes de restauration des berges sont davantage axées vers l'aménagement de milieux naturels et d'habitats fauniques. A l'embouchure de la Saint-Charles, les marées du fleuve peuvent atteindre jusquà 5,4 m d'amplitude. Nous sommes ici au coeur de ce qui a été jadis une des plus riches zones de marais intertidaux d'eau douce de l'estuaire du Saint-Laurent. Ces marais qui bordaient le Saint-Laurent sur plusieurs centaines de mètres de largeur prenaient une ampleur particulière au niveau de l'embouchure et du delta de la rivière Saint-Charles. Aujourd'hui, ils ont entièrement disparu sous les infrastructures portuaires et autoroutières alors que la vaste embouchure de la rivière Saint-Charles qui s'étalait sur plus de 800 m de largeur est maintenant coincée au fond d'un canal portuaire de 110 m de largeur. Depuis 1974 un barrage de 5 m de hauteur, sans écluse, a été construit. Au sommet de ce barrage, des clapets doivent bloquer l'intrusion des marées excédant 5 m. En stabilisant le niveau de la rivière, le barrage Samson a éliminé les désagréments (refoulements d'égouts et inondations de sous-sols) que subissaient, lors des grandes marées, les immeubles malencontreusement implantés sur les basses terrasses littorales, au sud de l'actuel boulevard de la Canardière. Mais le barrage a aussi d'autres effets moins positifs:
Sources d'information
© Rivière Vivante, 2005 |